Le troisième contingent de troupes sud-africaines a regagné ce lundi 16 juin l’Afrique du Sud, dans le cadre de la deuxième phase du retrait de la Mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe en RDC (SAMIDRC).
Ces militaires ont transité par le Rwanda, pays cité comme agresseur de la RDC pour atteindre la Tanzanie, avant de rallier leur pays d’origine.
Depuis la chute de la ville de Goma entre les mains des rébelles du M23-AFC, les troupes de la mission de la SADC en RDC dont les Tanzaniens, malawites et Sud-africains se sont retrouvées coincées dans leur base.
Le 13 mars dernier, le mandat de la SAMIDRC n’a pas été renouvelé par les chefs d’État et de Gouvernement de la SADC, contraignant les militaires en présence de se désengager.
Un accord a été signé le 28 mars dernier entre le commandement de la SADC et les rebelles du M23-AFC pour permettre la sortie de la SAMIDRC via l’aéroport international de Goma. Cette signature est tombée après une attaque survenue dans la nuit du 12 au 13 avril contre la capitale provinciale du Nord-Kivu, attaque que la rébellion portera à la chargera de la mission de la SADC en RDC comme organisateur, aux côtés des militaires des FARDC se trouvant dans la base de la Monusco. Accusation rejetée par la SADC.
À la suite, les rebelles exigeront le retrait « immédiat » de la SAMIDRC de leur zone de contrôle, mettant ainsi fin à l’accord et aux travaux envisagés de réhabilitation de l’aéroport, qui devrait faciliter le retrait des troupes.
Depuis avril, la SAMIDRC a annoncé son départ via le Rwanda pour la Tanzanie, avant que les militaires ne regagnent leurs pays respectifs.
Guerschom Mohammed Vicci




