La ville de Beni, capitale provinciale provisoire du Nord-Kivu, a été la cible d’une attaque meurtrière dans la nuit du samedi 30 à ce dimanche 31 mai, faisant des morts et des disparus.
L’attaque, attribuée aux terroristes ADF qui troublent la région depuis plus d’une décennie, a visé un camp des pygmées, situé dans le quartier Ngadi en commune de Rwenzori (Beni).
Dans ce camp, six personnes sont exécutées par armes blanches, avant que les assaillants ne poursuivent leur entreprise criminelle dans le quartier. Parmi les victimes, un nom apparaît : l’artiste comédien Nzanzu Mangese dont une image de lui par terre, bercé dans le sang fait rapidement le tour des réseaux sociaux.
Cette attaque est confirmée par l’Organisation PAP-RDC, qui se charge des Peuples autochtones dans la zone. »Six pygmées parmi lesquels notre frère comédien Shukurani Nzanzu Mangese, ont été assassinés », a écrit la coordination de PAP-RDC.
Hormis ces victimes dont les images sont d’une extrême horreur, beaucoup d’autres personnes ont été emportées par ces ADF dans la brousse.
Sur le terrain, la fouille se poursuit pour tenter de trouver des survivants voire d’autres victimes de cette incursion, qui rappelle la fragilité sécuritaire face aux incursions répétées de ces terroristes, malgré les opérations militaires conjointes FARDC-UPDF.
Ces derniers mois, les ADF sont de nouveau devenus plus cruels. Alors que leur activisme a connu des proportions inquiétantes dans le territoire de Mambasa, en Ituri, l’attaque de Beni rappelle que ces terroristes ont dorénavant des cellules dormantes, prêtes à agir pour attirer l’attention ailleurs.
Guerschom Mohamed Vicci





