Depuis un temps, le Parc national des Virunga (PNVi) s’est inscrit dans une logique de dialogue pour faire comprendre sa mission et son travail auprès de différentes couches sociales, capables d’influer le regard de la masse dans la région de Beni, au Nord-Kivu.
Mardi, le PNVi a rencontré les agriculteurs, regroupés au sein de la coopérative « Mukulima na haki yake ». Objectif : répondre aux préoccupations des agriculteurs au travers des discussions franches et constructives.
Dans sa recherche de la cohabitation pacifique avec les communautés riveraines, le Parc a tenu à clarifier les limites du PNVi, particulièrement dans des zones souvent marquées par des tensions.
Pour taire toute division, le PNVi a expliqué que le processus est déjà « très avancé », soulignant que les regards sont tournés vers les travaux de la commission instituée par le Gouverneur militaire, dont le rapport technique devra être rendu public durant les prochains jours.
Les participants ont appelé le Parc national des Virunga à renforcer la sensibilisation sur la législation relative à la conservation de la nature, les limites du Parc, et les droits et les devoirs des communautés riveraines.
La coopérative Mukulima na haki yake a également suggéré que ces actions soient étendues tant aux organisations paysannes que les communautés vivant autour de cette aire protégée, dans le souci de toucher une large population.
Avant ces agriculteurs, le Parc national des Virunga avait rencontré les étudiants de l’Université chrétienne bilingue du Congo (UCBC) et d’autres acteurs environnementalistes et sociaux, question de les sensibiliser tant sur les enjeux de la conservation que de la cohabitation pacifique entre les communautés riveraines et le Parc.
Guerschom Mohamed Vicci






