Magloire Paluku, figure médiatique influente de l’Est de la RDC, a tragiquement perdu la vie à Goma le 10 décembre. Ancien conseiller en communication à la coordination de l’AFC-M23, il semblait avoir découvert des plans contraires à la cause qu’il défendait, révélant des tensions internes au sein du mouvement, influencé par le Rwanda.
Muhayirwa Kazungu Simon, notable du Nord-Kivu, souligne que le meurtre de Paluku met en lumière les dangers auxquels font face ceux qui collaborent avec les rebelles. Selon lui, cette guerre ne touche pas seulement le président Tshisekedi, mais également les ressources naturelles du pays.
« C’est vrai Magloire Paluku s’est aventurié en allant à Goma, croyant trouver des révolutionnaires, mais finalement, il a découvert qu’il y avait autres choses qui étaient en train de se passer là-bas, et quand il a voulu hausser le ton, on l’a tué et les gens là-bas cherchent à expliquer qu’il été tué par le gouvernement congolais, donc, vous voulez dire que vous n’êtes même pas à mesure de protéger les cadres de votre mouvement ? », analyse Simon Kazungu.
Kazungu appelle à une prise de conscience collective parmi les Congolais, avertissant que ceux qui ne réalisent pas la gravité de la situation, pourraient subir le même sort que Paluku.
« Une fois ils retrouveront leurs consciences et commencer à réfléchir normalement, ils seront aussi abattus comme ils l’ont fait avec Magloire Paluku », ajoute Simon Kazungu.
La nécessité d’une solidarité et d’une vigilance accrues est plus urgente que jamais pour protéger la paix et la stabilité de la région.
Richard Maliro






