Dans sa nouvelle émission « Les Analyses », Muhayirwa Kazungu Simon, président national du parti politique Démocratie chrétienne fédéraliste-Nyamwisi (DCF-N), s’est interrogé sur les agissements et les déclarations publiques de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, aux côtés du mouvement rebelle AFC-M23.
Revenant sur certaines déclarations dont celle du 25 mai 2025 à Goma par un responsable de l’AFC-M23, au moment de l’arrivée de Joseph Kabila et alors que les négociations de Doha étaient en cours, le président du DCF-N cite : « Nous ne revendiquons pas des solutions au gouvernement de Kinshasa. Nous avons quitté l’étape des revendications, nous sommes à l’étape de la libération », avait laissé entendre Bertrand Bisimwa, président du M23
Pour Simon Kazungu, ces propos lèvent le voile sur les intentions réelles de l’ancien chef de l’État.
« Peut-être que Joseph Kabila ne veut tout simplement que revenir pour saboter les efforts du président Tshisekedi et régner encore sur ce pays, après 18 ans au pouvoir », refléchit-il à haute voix.
Le notable du Nord-Kivu en a profité pour interpeller directement l’opinion. « Avez-vous également digéré ces agitations de Joseph Kabila ? Accepteriez-vous de le revoir au pouvoir après 18 ans de règne ? », a-t-il lancé.
Pour Muhayirwa Kazungu Simon, les choses sont désormais claires : l’ancien président Joseph Kabila jouerait le rôle de président du mouvement rebelle AFC-M23, avec Corneille Nangaa comme coordonnateur.
Selon lui, ce duo serait utilisé par le Rwanda pour distraire le gouvernement congolais, et permettre au régime de Paul Kagame de poursuivre l’exploitation illégale des minerais à l’Est de la RDC.
Alors que les FARDC et les rebelles du M23-AFC s’affrontent dans plusieurs zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, cette analyse relance le débat sur l’implication des acteurs politiques nationaux dans la crise sécuritaire.
Richard Maliro






