À l’occasion de la Journée Internationale de la Paix, célébrée chaque 21 septembre, l’organisation Ubuntu Panafrika, en synergie avec la société civile locale, a organisé une tribune populaire. Tenue dans la salle de la paix à Rughenda, en commune de Bulengera, cette rencontre a rassemblé des militaires et des femmes issues de divers quartiers de Butembo, tous unis par le désir de promouvoir la paix.
L’événement visait à mettre en lumière l’apport indispensable des femmes dans le processus de restauration et de maintien de la paix, particulièrement dans une région confrontée à des défis sécuritaires persistants.
Dans son intervention, Kambale Guerschom, l’un des superviseurs du projet « Wapi jiwe langu kwa usalama wa mashariki ya kongo » (Où est ma pierre pour la sécurité de l’Est du Congo, Ndlr), a brillamment exposé le rôle central de la femme dans la quête de la paix. Il a insisté sur sa fonction d’éducatrice universelle, capable d’influencer positivement son environnement.
« La femme est une source de vie et une éducatrice universelle, car si vous éduquez une femme, vous éduquez le monde entier. Nous avons abordé la question de la sécurité et surtout de leur rôle dans la recherche de la paix. Nos mères doivent collaborer avec les militaires ; ce sont leurs fils, nous devons les soutenir », a déclaré Guerschom Kambale, soulignant l’importance d’une collaboration étroite entre la population féminine et les forces de défense.
Prenant également part à cette activité, John Paluku Kameta, président de la société civile du noyau communal de Bulengera, a rappelé aux participants l’impératif de vigilance et de signalement de tout mouvement suspect dans leur entourage.
« On peut tous se poser une question : l’ennemi nous vient d’où ? Il est fort possible que l’ennemi passe la nuit dans nos maisons et que nous ne parvenions pas à contrôler les mouvements dans nos quartiers. Nos mères doivent nous aider à alerter en cas de mouvement suspect », a-t-il insisté, mettant en exergue le rôle crucial des femmes en tant que sentinelles de la communauté pour prévenir les infiltrations et les menaces.
Cette journée a ainsi réaffirmé l’engagement des acteurs locaux à impliquer activement les femmes dans les stratégies de paix et de sécurité, reconnaissant leur pouvoir transformateur au sein de la société.
Richard Maliro






