Les chefs d’État et de Gouvernements de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de dévéloppement de l’Afrique australe (SADC) se réunissent ce vendredi 1er août à Nairobi au Kenya dans un sommet conjoint, question d’évaluer la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Les Secrétaires généraux et les présidents de ces organisations régionales passeront tour à tout pour leurs speechs, avant que le président de la Commission de l’Union africaine (UA), le groupe de facilitateurs et le Ministre des Affaires étrangères du Togo, en tant que pays désigné comme médiateur du conflit entre la RDC et le Rwanda, ne prennent la parole.
Cette rencontre intervient après celle de mars dernier, alors que la situation était encore tendue sur le terrain. Depuis, la RDC et le Rwanda ont signé un pré-accord de paix à Washington le 27 juin dernier, et à Doha, au Qatar, Kinshasa et l’AFC-M23 ont apposé leur signature sur la Déclaration de principes.
Malgré ces avancées positives, la situation demeure difficile : le Gouvernement congolais et la rébellion du M23-AFC continuent à s’accuser mutuellement durant des sorties médiatiques, mettant en péril les efforts en cours.
À l’issue de la signature de la Déclaration de principes le 19 juillet dernier, l’étape est à la mise en oeuvre des engagements pris. Le M23-AFC conditionne son retour aux pourparlers de Doha par la libération de ses prisonniers. Malgré des assurances du Vice-premier ministre en charge de l’intérieur, le processus traîne le pas.
La date du 17 août prévue pour la signature de l’accord de paix global entre le Gouvernement congolais et l’AFC-M23 reste symbolique : la mise en oeuvre des résolutions prises fait défaut. Le cessez-le-feu réclamé peine à être effectif sur le terrain, avec des affrontements récurrents ces derniers jours au Nord et au Sud-Kivu.
Guerschom Mohammed Vicci




