Le notable Simon Kazungu évoque une situation critique et alarmante dans trois grands domaines : politique, économique et social, depuis la chute de la ville de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu entre les mains de rebelles de l’AFC-M23.
Sur le plan politique
Pour Simon Kazungu, Goma est sous l’emprise d’une véritable dictature orchestrée par le Rwanda. Aucun parti politique ne fonctionne, et quiconque évoque le président Tshisekedi ou brandit un drapeau d’un parti, est perçu comme un ennemi. Cette atmosphère de répression entrave toute forme de débat démocratique, et exacerbe les tensions au sein de la population.
Sur le plan économique
L’ancien député provincial du Nord-Kivu déplore le calvaire vécu par les habitants de Goma, aggravé par la fermeture des banques et par une politique rwandaise qui dicte les lois. Cette situation a entraîné une appropriation des ressources économiques au détriment des Congolais.
« Nous déplorons que des mamans de Goma soient contraintes de circuler avec des mégaphones pour demander de petits travaux afin de subvenir à leurs besoins. Tout le monde sait que ce sont des femmes rwandaises qui ont auparavant occupé ces rôles à Goma », s’inquiète Simon Kazungu.
Sur le plan social
Le notable souligne les calamités qui frappent la population de Goma, exacerbées par l’occupation. Les conditions de vie se détériorent, et les familles peinent à subvenir à leurs besoins essentiels, entraînant une détresse généralisée.
Richard Maliro






