Le notable du Nord-Kivu, Muhayirwa Kazungu Simon tire la sonnette d’alarme face à une situation préoccupante dans le territoire de Lubero. Plus de soixante-dix (70) barrières ont été recensées, avec des frais variant entre 1000 et 3000 Francs congolais, entraînant un détournement colossal de fonds.
Des barrières qui appauvrissent
Ces points de contrôle, érigés par les FARDC, les Wazalendo, la PCR, la TRANSVCOM, et d’autres entités, ne font pas que ralentir la circulation. Ils impactent gravement les prix des denrées alimentaires en milieu urbain, notamment à Butembo. Simon Kazungu souligne que cette situation aggrave la précarité des paysans, déjà confrontés à des défis économiques majeurs.
Un aperçu des axes routiers concernés
Kazungu met en lumière plusieurs axes routiers affectés par cette prolifération :
– Axe Butembo-Magheria : 10 barrières, dont 2 de la PCR, 2 des FARDC, 2 de péage route, 1 pour TRANSVCOM et 3 de résistants Wazalendo.
– Axe Magheria-Kitsimba-Kipese : 11 barrières, dont 2 de péage route, 3 pour les FARDC, 3 pour la PCR, 1 pour TRANSVCOM et 2 pour les Wazalendo.
– Axe Butembe-Musienene-Lukanga-Masereka: 11 barrières, dont 2 de péage route, 2 des FARDC, 2 de la PCR, 1 pour TRANSVCOM et 3 pour les Wazalendo.
– Axe Lukanga-Mulo-Masereka : 4 barrières, dont 1 de péage route, 2 pour les FARDC et 1 pour TRANSVCOM.
– Axe Musienene-Muhangi : 7 barrières, dont 2 de péage route, 1 des FARDC et 4 des Wazalendo.
– Axe Musingiri-Mayeba : 12 barrières, dont 2 de péage route, 2 pour les FARDC, 2 de la PCR et 4 des Wazalendo.
– Axe Butembo-Njiapanda Manguredjipa: 8 barrières, dont 2 de péage route, 2 des FARDC, 1 de la PCR, 1 pour TRANSVCOM et 2 pour les Wazalendo.
– Axe Butembo-Masoya-Mwenye: 9 barrières, dont 2 de péage route, 2 des FARDC, 1 pour TRANSVCOM et 4 pour les Wazalendo.
– Axe UCG-Vulamba : 2 barrières pour les Wazalendo.
« Ces contrôles, loin de garantir la sécurité, semblent être des sources de taxation abusive, aggravant la situation des citoyens. Il est même rapporté que, pour certaines barrières, même les cortèges funèbres doivent payer », déplore Simon Kazungu.
Face à cette réalité dégradante, Simon Kazungu s’interroge sur le rôle des élus dans cette crise.
« Est-ce vraiment le moment de faire le plein dans des meetings populaires ou de défendre et trouver des solutions aux problèmes de vos électeurs ? », questionne-t-il, appelant les représentants à agir en faveur des citoyens.
La prolifération de barrières au Nord-Kivu représente un défi majeur pour les cultivateurs et la population en général. Il est impératif que les élus prennent conscience de l’impact de ces mesures, et agissent pour alléger le fardeau qui pèse sur les épaules des citoyens. La voix de Simon Kazungu résonne comme un appel urgent à la responsabilité et à l’action pour un avenir meilleur à Lubero.
- Richard Maliro






