Lors de sa récente émission en ligne, le député provincial honoraire Muhayirwa Kazungu Simon a fermement condamné la destruction des champs appartenant aux populations riveraines du Parc national des Virunga, dans la localité de Mayangose en territoire de Beni au Nord-Kivu. Cette action est attribuée à l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).
Profondément préoccupé par ce conflit de longue date, le député honoraire soulève des questions fondamentales quant aux bénéfices réels que cette réserve naturelle apporte aux communautés locales. Il estime qu’il est impératif pour l’ICCN de réadapter ses mesures, afin de les aligner sur la conjoncture actuelle.
Un parc aux dividendes contestés
« Nous ne percevons pas les dividendes de ce Parc, à l’exception de l’électricité qui ne dessert qu’une partie de la province. Nous aurions dû voir des marchés, des hôpitaux et des écoles construits par l’ICCN, mais cela reste un espoir vain »,a déclaré Simon Kazungu.
Il s’interroge :« Le Parc des Virunga doit-il conserver les mêmes dimensions qu’en 1950, avec une faune plus abondante et une population bien moindre qu’aujourd’hui ? »
Pour Simon Kazungu, les populations vivant aux abords du Parc des Virunga, déjà menacées par la guerre et les groupes armés locaux et étrangers, se retrouvent également acculées par les actions de l’ICCN.
Il détaille les problèmes rencontrés dans différentes régions :« À Beni, c’est la culture du peuple de Mayangose qui est détruite par l’ICCN. À Lubero, il n’y a aucune pêcherie. À Rutshuru, la réserve de Sarambwe continue de poser problème en raison des litiges entre le gouvernement congolais et ougandais. Dans le Masisi et Rutshuru, des difficultés similaires existent à Kitshanga, ainsi qu’avec le prolongement du Parc de Goma vers Saké. Ce Parc constitue un sérieux problème et cette question doit être prise au sérieux »,a-t-il rappelé.
La problématique demeure réelle sur le terrain, avec des populations locales qui voient souvent leurs cultures être détruites en raison d’une certaine incursion dans les locaux du Parc national des Virunga.
Richard Maliro






