Sur son compte X, le ministre Burundais des affaires étrangères Édouard Bizimana a affirmé que la rébellion de l’AFC-M23 n’a pas quitté la ville d’Uvira. Cette sortie intervient après l’annonce de l’AFC-M23, indiquant« s’être retirée d’Uvira à la demande des Etats-unis, dans le cadre de la mise en œuvre de certains engagements pris lors des pourparlers de Doha ».
Le mouvement rebelle a toutefois conditionné ce retrait au fait« qu’aucune force des FARDC ne revienne dans la zone, appelant plutôt au déploiement d’une force internationale ».
Le chef de la diplomatie Burundaise a rejeté cette version, qualifiant l’annonce de l’AFC-M23 de« nouvelle manœuvre mensongère visant à induire en erreur la communauté internationale, le président américain, le secrétaire d’Etat Marco Rubio et les autres acteurs engagés pour la paix ».
Le gouvernement Burundais accuse par ailleurs le Rwanda de nourrir « un projet d’agression contre le Burundi ». Les obus tombés le 04 décembre sur le territoire burundais, en province de Cibitoke, seraient, selon Gitega,« partis du Rwanda ».
Récemment, le représentant du Burundi aux Nations-Unies, l’ambassadeur Zéphyrin Maniratanga a déclaré que « la patience a des limites », affirmant que le pays qu’il représente « a le droit de se défendre ».
La RDC et le Rwanda ont pourtant signé un accord de paix à Washington le 04 décembre dernier, sous l’égide du président américain Donald Trump. Malgré cela, les combats se sont poursuivis dans l’Est de la RDC, jusqu’à la prise d’Uvira par l’AFC-M23, provoquant la fuite d’environ 65 000 Congolais vers le Burundi, selon les rapports du UNHCR/Burundi.
Dodo Muhindo






