Au lendemain de l’annonce du report de leur marche pacifique prévue le 08 juillet, les leaders de la Coalition article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) se sont envolés pour Bujumbura, au Burundi.
Ici, ils répondent à une invitation du Président Burundais et Président en exercice de l’Union africaine (UA), qui devra se consacrer à la situation politique, sécuritaire et institutionnelle en République démocratique du Congo.
Jean-Marc Kabund, Delly Sesanga, Martin Fayulu, le Secrétaire Général du parti LGD de Matata Ponyo et un représentant de Joseph Kabila prendront part à cette rencontre.
Ces opposants semblent avoir pris du poids après leurs manifestations reprimées par les forces de l’ordre le 03 juin dernier, sortant ainsi de « l’opposition ya pete », selon les dires du Président Félix Tshisekedi.
Derrière C64, ces opposants veulent bloquer ce qu’ils qualifient de la volonté de Félix Tshisekedi de changer la Constitution en vigueur dans l’intention de s’éterniser au pouvoir, en briguant un troisième mandat. Lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le Président Tshisekedi n’a pas totalement levé l’équivoque.
Pour le locataire du Palais de la Nation, tout dépend de la volonté populaire s’il doit briguer ou pas un nouveau mandat. Évoquant la question de la Constitution, Tshisekedi s’est limité en affirmant que les Congolais avaient pleinement droit de refléchir sur ce livre des lois.
Lors de son discours en marge de la célébration de l’indépendance, le Président Félix Tshisekedi avait laissé entendre que le projet de loi sur le référendum, déjà voté au Parlement congolais, était soumis à la Cour constitutionnel, qui devrait tabler sur sa « Constitutionnalité », avant sa probable promulgation.
L’opposition, des acteurs de la société civile et les Évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) sont catégoriques et intraitables sur cette question. Pour eux, aucune urgence ne justifie cette tentative de changement de la Constitution.
Les prochains jours seront determinants. La charge revient désormais à la médiation Burundaise qui se profile, de trouver un terrain d’entente entre le pouvoir et l’opposition, afin de focaliser l’attention sur la guerre d’agression que subit la République démocratique du Congo dans sa partie orientale.
Guerschom Mohamed Vicci






