La star de la musique congolaise Héritier Wata a été mis aux arrêts. Nos confrères d’opinion-info rapportent que l’artiste a été cueilli « manu militari » par des agents de la Police judiciaire, qui l’ont conduit au Parquet de Kinshasa/Gombe.
Au noeud du problème : la chanson « Zala », qui l’a vu être interpellé dans un premier temps au Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC). Dans le hit, la choréographie surnomée « Magoda » (faire l’amour, Ndlr) fait défaut.
La chanson, interdite de jouer sur le territoire national, est accusée de dépravation de moeurs. « Il lui avait été interdit de jouer en public la danse Magoda, ce qui explique ses interpellations à la Commission de censure plus d’une fois », a précisé une source auprès de nos confrères d’opinion-info.
Le CSAC avait pourtant prévenu le chanteur sur l’issue de cette affaire, au cas où il ne devrait pas respecter la procédure. « Le refus de présenter vos moyens de défense vous expose à des sanctions plus lourdes, conformément à la loi », avait averti le CSAC dans son communiqué.
Le chanteur Héritier Watanabe devra être auditionné durant les prochaines heures par un magistrat. En attendant, la chanson « Zala » reste frappée d’interdiction sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo.
Guerschom Mohammed Vicci




