La pression aura été grande et Bahati Lukwebo a fini par céder. Ça y est, le deuxième Vice-président du Sénat a déposé dans la soirée du mercredi 18 mars, sa démission au bureau de la chambre haute du Parlement congolais.
Dans sa lettre, Bahati Lukwebo nie toute incapacité dans l’exercice de ses fonctions.« […] non par aveu d’une quelconque incompétence car je me suis toujours acquitté de mes charges professionnelles correctement et en temps réel », précise-t-il.
La motivation est toute autre et elle est ailleurs. Le sénateur explique sa démission non seulement par le souci de préserver la sérénité, mais aussi et surtout en raison du climat politique qui règne au Sénat.
Malgré ce départ forcé, l’autorité morale du regroupement politique AFDC-A affirme rester loyal au Président Félix Tshisekedi, dans son rôle du chef de la plateforme politique Union sacrée de la Nation (USN).
Pour rappel, les embrouilles ont débuté au lendemain d’une conférence de presse animée par Modeste Bahati Lukwebo, où il avait abordé les enjeux de l’heure, notamment le débat autour de la Constitution et du mandat du président Félix Tshisekedi.
Contrairement à ses collègues de l’USN, Bahati Lukwebo a évoqué la problématique des hommes et précisé que l’actuel chef de l’État ne reste qu’avec deux ans au pouvoir, conformément à la Constitution en vigueur.
Guerschom Mohamed Vicci






