Loin des habitudes de l’Union sacrée de la Nation (USN), Bahati Lukwebo a opté pour une voie unique et sincère mais aux lourdes conséquences pour son avenir politique.
Alors que Félix Tshisekedi se voit attribuer une éternité au pouvoir par des voix de l’USN, plateforme politique qu’il a créée au lendemain du divorce avec le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila, le deuxième Vice-président du Sénat met les choses au clair, mettant un terme aux spéculations.
« Moi, je suis républicain, je sais que le Président a un mandat jusqu’à 2028 », précise-t-il, soulignant que les différentes sorties de sa famille ne sont que des prises de positions et des souhaits.
« Qu’on se dise que le Président n’a pas de mandat mais le Président a une mission illimitée. Moi, je dis que cela n’engage qu’eux », insiste ce membre du Présidium de l’Union sacrée de la Nation.
Au lendemain de cette sortie, le Vice-président du Sénat se voit déjà sur une chaise éjectable. Le sénateur Dany Kabongo a annoncé jeudi le dépôt d’une motion de défiance contre Modeste Bahati Lukwebo.
Pour ce membre de l’USN, les propos de l’actuel deuxième Vice-président constituent un manque de respect envers leur autorité morale. »Ses propos ne sont pas du tout corrects. Nous considérons cela comme un manque de respect envers l’autorité morale de l’Union sacrée », a-t-il affirmé.
Peu de chances que Bahati Lukwebo survive à cette motion de défiance, qui n’est déposée qu’à neuf jours de l’ouverture de la session de mars au Parlement congolais. Si cette motion passe, il sera le premier a être éjecté de son poste par l’Union sacrée de la Nation : une guerre en l’interne.
Les jours de Bahati Lukwebo à la tête de la deuxième Vice-président du Sénat sont donc comptés au bout du doigt. Peu avant lui, c’était le tour de Vital Kamerhe d’abandoner son poste pour éviter une humiliation politique.
Lukwebo va-t-il suivre l’exemple de Kamerhe et céder son poste avant le vote de la motion de défiance ? Wait and see…
Guerschom Mohamed Vicci






