Coincé par une pétition des députés de l’UDPS et d’autres formations politiques de l’Union sacrée de la Nation, Vital Kamerhe a officiellement démissionné dans la soirée du lundi de son poste de président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo.
Les signataires de la pétition reprochaient à Kamerhe une gestion jugée « opaque » des fonds parlementaires, et un manque d’alignement sur les priorités du pouvoir en place. Ils l’accusaient également de bloquer le contrôle parlementaire, entravant ainsi le bon fonctionnement de l’institution. Malgré des tentatives d’apaisement et de ralliement de soutiens, Vital Kamerhe n’a pas réussi à inverser la tendance.
Pour de nombreux observateurs politiques, cette démission pourrait s’apparenter à un règlement de comptes interne au sein de l’Union sacrée de la nation. L’objectif serait de consolider davantage le contrôle de l’UDPS, le parti présidentiel, sur l’institution parlementaire.
La vacance de la présidence de l’Assemblée nationale ouvre désormais la voie à l’élection rapide d’un nouveau bureau. En attendant, la direction de l’institution sera assurée de manière provisoire par le vice-président, Isaac Tshilumbayi.
Cette situation fait planer une certaine incertitude sur l’avenir de l’Assemblée nationale, et pourrait relancer d’importants débats autour de la réforme institutionnelle et de la lutte contre l’impunité au sein des sphères du pouvoir en RDC.
Richard Maliro






