Dans une conférence de presse ce lundi 1er septembre à Goma, au Nord-Kivu, Corneille Nangaa, coordonnateur politique de l’AFC/M23 a répondu à la sortie du Président Félix Tshisekedi, lors du congrès extraordinaire de l’Union sacrée de la Nation (USN), tenu le samedi dernier.
Devant sa famille politique, le Président congolais avait clairement écarté l’idée de tout dialogue sans son initiative. « Il n’arrivera jamais de dialogue en dehors de ma propre initiative », avait laissé entendre le chef de l’État Congolais.
Plus loin, Félix Tshisekedi a semblé donner la structure des participants à ce dialogue. « Dialogue, oui, mais pas avec les Congolais inféodés aux pays étrangers », avait-il précisé. Cette prise de position venait d’administer un coup sec et fatal à la feuille de route du dialogue porté par les confessions religieuses, qui intégrait toutes les composantes.
L’AFC/M23, une des composantes de ce dialogue prévient que ce dialogue se tiendra avec ou sans Tshisekedi. « S’il ne veut pas de dialogue, les Congolais tiendront un dialogue sans lui », a indiqué Corneille Nangaa.
Dans le même sens, l’AFC/M23 a renseigné avoir envoyé une « forte » délégation dans la capitale Sud-africaine, pour prendre part à la Conférence internationale sur la paix, initiée par le Fondation Thabo Mbeki, à laquelle plusieurs personnalités sont conviées.
Le Gouvernement congolais de bouche de son porte-parole, le ministre de la communication Patrick Muyaya, avait décliné l’invitation de la Fondation Mbeki, dénonçant sa prise de parole en faveur des meneurs de la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Guerschom Mohammed Vicci




