Dans un tournant inattendu, l’Israél a ciblé Doha, au Qatar. Durant la journée du mardi, des frappes ont visé selon l’armée Israélienne, « des hauts responsables » du Hamas.
Dans un communiqué du ministère de la communication et médias publié dans la soirée du mardi 09 septembre, Kinshasa se dit préoccupée à la suite de ces frappes, qui violent la souveraineté du Qatar.
La RDC craint que la situation ne dégénère sur le plan régional, alors qu’elle est déjà fragile au stade actuel du conflit, qui a débuté le 07 octobre 2023 après une attaque du Hamas sur le sol Israélien.
« Tenant compte de la complexité de la crise actuelle, elle insiste sur la nécessité de privilégier la désescalade, le respect du droit international et la protection des civils », exprimant sa solidarité à l’État du Qatar, reputé pour son rôle dans la médiation, la défense du dialogue et de la paix.
Ces frappes Israéliennes interviennent dans un contexte où le Hamas et l’État Hébreux discutent du processus de trêve dans la bande de Gaza, épicentre du conflit. Kinshasa invite l’ensemble de parties à « éviter tout acte, qui compromettrait les efforts de médiation », visant la mise en place d’un cessez-le-feu.
Kinshasa a un intérêt particulier pour le Qatar : Doha accueille depuis mars dernier, les pourparlers de paix entre le Gouvernement congolais et la rébellion du M23-AFC, qui contrôle une partie importante du territoire national de la République démocratique du Congo.
Toute escalade militaire sur Doha prolongerait le temps réparti pour les négociations visant le retour de la paix dans l’Est de la RDC, malgré le fait que tout se retrouve au point mort, en raison du manque de consensus dans la mise en oeuvre de la Déclaration de principes, signée le 19 juillet dernier.
Guerschom Mohammed Vicci




