Le ministère public a appelé vendredi 22 août, les juges de la Haute Cour militaire à condamner l’ancien Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila « à la peine de mort ».
Pour le Général Lucien René Likulia, représentant du ministère public, cette réquisition fait suite aux infractions de crimes de guerre, trahison, participation à un mouvement insurrectionnel et apologie du terrorisme.
Les partisans de l’ancien chef de l’État dénoncent et estiment qu’il s’agit d’un procès politique. Maître Claude Nyarugabo note sur son compte X : « la roue tourne ». Pour lui, « Ceux qui pensent que la République leur appartient, qu’ils peuvent la tourner et la retourner sans façon, à leur guise, au gré de leurs humeurs, afin de satisfaire leur égo et tout le monde applaudit à genoux à la gloire du roi soleil, se trompent ».
À lui d’ajouter : « Vous arrive-t-il d’imaginer ce que cela signifie de déclarer un ancien Président « espion rwandais », « étranger » ou carrément « apatride » ? Avez-vous réfléchi sur les conséquences et vous êtes prêts à les assumer ? Je prends juste un exemple sur de milliers : quelle serait la valeur juridique de tous les actes posés pendant les 18 ans ? La Constitution qu’il a promulguée et ceux qui y ont prêté serment ? ».
Maitre Claude Nyarugabo s’interroge si comment le pays voudrait que le monde qui l’observe, le respecte : « Il nous trouve comme, des enfants qui jouent dans la boue », regrette ce proche de Joseph Kabila.
Rappelons que le moratoire sur l’exécution de la peine capitale en vigueur depuis 2003, a été levé en 2024. Toutefois, aucune exécution n’a eu lieu depuis.
Marcus Akenda




