Plus d’un million de congolais se sont réfugiés ces dernières années dans les pays voisins de la République démocratique du Congo. Cette révélation a été faite par M. Pierre Atchom, Représentant intérimaire du Haut-Commissariat de Nations unies pour le réfugiés jeudi, à la veille de la journée mondiale des réfugiés.
Célébrée le 20 juin de chaque année, cette 25e célébration tourne son regard sur le thème : « La solidarité envers les personnes déplacées de force, en particulier les réfugiés ». Le Représentante ad interim dénote que de nombreuses personnes sont contraintes de fuir leurs pays en raison des conflits armés notamment au Soudan et RDC en Afrique, Gaza et Iran en Asie et Ukraine en Europe.
M. Pierre Atchom évoque un chiffre d’environs 1 100 mille réfugiés congolais se retrouvant notamment en Ouganda, au Rwanda, au Burundi et en Tanzanie, et un petit nombre en RCA. « Nous avons environs 1 100 000 réfugiés congolais », précise-t-il. D’autres réfugiés congolais sont situés au Malawi, Zambie et dans d’autres pays du monde.
La République démocratique du Congo reçoit également des réfugiés. « Nous avons environs 518 000 réfugiés et demandeurs d’asile au niveau de la RDC », explique Pierre Atchom. Parmi ceux-ci, des réfugiés Rwandais, Centrafricains, Soudanais et Burundais, qui représentent des chiffres importants.
Le Représentant du HCR en RDC soulève jusqu’ici des défis liés à la morosité de financement, ce qui limite l’appui, qui est apporté à toutes ces personnes. M. Pierre Atchom indique qu’au stade actuel, un soutien est fourni en terme de logement, et s’assure du statut de réfugié pour toutes les personnes se retrouvant dans ces conditions.
Dans un communiqué publié ce vendredi, le Haut Commissaire Filippo Grandi révèle que plus de 122 millions de personnes à travers le monde – de femmes, d’hommes et d’enfants – ont été obligées de fuire leur foyer, réduisant sensiblement leur possibilité de retrouver sécurité et soutien.
Revenant sur les conflits déchirants du Soudan à l’Ukraine, de la République démocratique du Congo à Gaza, Filippo Grandi parle d’une situation qui continue à causer des souffrances « inimaginables ». « Pourtant, les personnes innocentes qui fuient pour sauver leur vie alors que les balles sifflent et que les missiles pleuvent sont injustement stigmatisées », regrette-t-il.
Face à la situation avec l’assistance humanitaire qui se fait de plus en plus rare en raison de la problématique liée au financement, le Haut Commissaire appelle à un élan de solidarité envers les réfugiés, notamment en prenant des mesures urgentes pouvant faciliter la vie de ces personnes.
Guerschom Mohammed Vicci




