Les femmes congolaises de la société civile intensifient leur plaidoyer aux États-Unis pour une participation accrue des femmes et des jeunes aux processus de paix visant à résoudre le conflit sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC). Leur mobilisation s’inscrit dans une démarche à la fois régionale, continentale et internationale.
Dans une note transmise à AGORAGRANDSLACS.NET, elles déplorent la sous-représentation persistante des femmes et des jeunes dans les négociations de paix, malgré les résolutions 1325, 2250 et 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU et divers engagements internationaux.
« Les voix et expériences des femmes et des jeunes doivent impérativement être prises en compte », insistent-elles, soulignant l’urgence de leur inclusion active pour garantir des solutions efficaces. « Nous mobilisons les acteurs internationaux sur l’importance cruciale de leur participation », précisent-elles.
Face aux violences, ces femmes exigent l’application rigoureuse des résolutions 1888 (2009), 1960 (2010) et 2429 (2018), qui visent à protéger les femmes et les filles contre toutes formes de violences. Elles appellent également à des sanctions contre les auteurs de crimes en RDC, à la promotion de la justice transitionnelle et au renforcement de l’état de droit pour favoriser la paix et la réconciliation régionale.
Elles réclament par ailleurs la mise en œuvre effective des résolutions onusiennes, notamment 1325, 2250, 2442 et 2773, qui prônent l’implication des femmes et des jeunes dans la prévention des conflits et la reconstruction post-conflit.
« Nous demandons l’instauration urgente d’un mécanisme de suivi et d’évaluation des plans nationaux pour garantir leur participation à tous les niveaux des négociations », déclarent-elles.
Pour ces femmes, leur inclusion ne relève pas seulement d’une question sociale, mais constitue un droit fondamental et une nécessité stratégique pour bâtir une paix durable. Leur message est clair : sans la voix des femmes et des jeunes, aucune solution pérenne ne pourra émerger en RDC.
Guerschom Mohammed Vicci




