Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé une intensification de leurs opérations visant à démanteler les réseaux de soutien aux milices dans les zones de Tchomia et Kasenyi, dans la province de l’Ituri. Parallèlement, un appel pressant est lancé à la population locale pour une collaboration accrue dans la lutte contre l’insécurité.
Le commandant de la force navale de Tchomia et Kasenyi, le colonel Ekofo Chico Daniel a exprimé samedi soir, sa vive préoccupation quant à la « cohabitation » observée entre certains civils et des éléments miliciens. Selon lui, cette alliance, même involontaire, rend la population « vulnérable aux opérations militaires ».
« La population se met en danger en hébergeant des assaillants dans des établissements, même s’ils sont des natifs de la région. Le silence du commandant ne signifie pas qu’il ignore la situation actuelle », a déclaré le Colonel Ekofo, soulignant que cette attitude complique les efforts de pacification.
Face à cette situation, le colonel Ekofo a annoncé des mesures de répression à l’encontre des complices.
« Le commandant a initié un service de démantèlement immédiat des complices et sollicite une collaboration et des informations. Quiconque sera appréhendé, peu importe son statut, sera arrêté et poursuivi sans hésitation, puis transféré à l’état-major de la 332ème base navale », a-t-il affirmé avec fermeté, précisant que ces actions visent à rétablir l’ordre.
Les zones de Nyamamba et Mbogi, situées sur la rive du lac Albert, restent particulièrement tendues. Ces secteurs sont fréquemment le théâtre d’affrontements entre les FARDC et les miliciens identifiés comme Zaïre/CRP, exacerbant l’instabilité dans la région. L’efficacité des opérations militaires dépendra en partie de la réponse de la population à cet appel à la dénonciation et à la coopération.
La Rédaction




