La proposition d’intégrer 50 000 miliciens de la CODECO au sein de la Réserve de l’armée de la défense (RAD) provoque une onde de choc en Ituri. Bruno Kamanda Nen’ling, chargé de la communication du Parlement des jeunes de l’Ituri (PJI), s’oppose fermement à cette initiative, exigeant que la justice prime sur toute réintégration.
Une amnistie déguisée ?
Il a qualifié cette démarche de« mauvais goût »,soulignant qu’elle pourrait s’apparenter à une« amnistie déguisée »pour des individus accusés de crimes de guerre.
« Aucune paix durable ne peut reposer sur l’oubli »,a martelé Kamanda Nen’ling, insistant sur le fait que la RAD ne doit pas devenir une« porte de sortie honorable pour des criminels ».
Un monstre à double tête ?
Sans critères de sélection stricts, l’intégration des miliciens pourrait engendrer une force instable, selon Kamanda, qui dénonce un risque de créer un « monstre à double tête »au service de l’impunité.
Il a jugé le chiffre de 50 000 miliciens« douteux », le percevant comme une« manœuvre d’intimidation »visant à forcer une amnistie tacite.
Le chargé de la communication de Parlement des jeunes de l’ituri met en lumière le danger que représente cette demande, qui semble vouloir protéger les véritables instigateurs derrière le leader prétendu de la CODECO, M. Bassa.
Appel au haut commandement
Par ailleurs, il a lancé un appel pressant au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, pour qu’il reste ferme face à cette manœuvre.
« Il est crucial de renforcer les mécanismes de traque et d’élimination de cette menace armée. L’intégration des auteurs de massacres est inacceptable sans un processus de vérité et de responsabilité », a-t-il souligné.
Enfin, il a indiqué que « un peuple oublié ne guérit pas », avant d’expliquer que l’Ituri a besoin de justice et de sécurité, et non de « demi-mesures »qui masqueraient une paix illusoire en faveur d’une reconstruction authentique.
La Rédaction






