Alors que six factions armées de l’Ituri — Codeco, Chini ya Tuna, MAPI, FPIC, FRPI et Autodéfense (anciennement Zaire) — ont confirmé leur volonté de paix jeudi 07 août à Bunia, la situation sur le terrain révèle un parcours encore jonché d’obstacles.
La première étape du processus d’application de l’accord de paix « Aru 2 », déroulée du 03 au 24 juillet dernier, a consisté en une campagne d’information auprès des combattants dans les territoires de Djugu, Irumu et Mambasa. L’objectif : garantir la cessation des hostilités, prohiber la circulation armée et encourager la stabilité.
Cependant, ce message peine à se diffuser partout. Certaines zones isolées n’ont toujours pas bénéficié de cette sensibilisation. Plus préoccupant encore, plusieurs tensions persistent : l’activité persistante de la milice CRP dirigée par Thomas Lubanga, continue de troubler la région, tandis que les rivalités entre Codefo et Autodéfense – accusée d’appuyer la CRP – complexifient la situation. Sans oublier les attaques répétées des terroristes ADF et des groupes Maï-Maï, qui terrorisent les civils dans les territoires d’Irumu et Mambasa.
Face à ces difficultés, les signataires réitèrent leur détermination à poursuivre le processus. Mais il est évident que sans un renforcement des dispositifs sécuritaires et une véritable volonté politique locale, la paix restera fragile.
Le commandant de la 32e région militaire a par ailleurs adressé un avertissement clair aux groupes récalcitrants : ils seront pourchassés afin de rétablir la sécurité en Ituri.
Soutenu par la Monusco, ce processus bénéficie d’un appui international notable. L’accord « Aru 2 », conclu fin juin 2025 à Aru, ambitionne de mettre fin aux violences et de faciliter le retour des déplacés. Reste à voir si cette promesse pourra se matérialiser, dans une région toujours marquée par la méfiance et les conflits.
La Rédaction




