Depuis deux semaines, les agents du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS) du Nord-Kivu sont en grève, réclamant 35 mois d’arriérés de salaire. La synergie des mouvements citoyens et groupes de pression du Nord-Kivu redoute les conséquences sécuritaires entretenues par les différents groupes armés actifs dans la région, à la suite de cette grève.
Dans une déclaration rendue publique mardi et adressée au Président de la République ainsi qu’au coordinateur national du P-DDRCS, ces organisations expriment leurs inquiétudes sur l’avenir du programme, craignant une mise en congé technique des agents.
« Surpris d’apprendre que depuis octobre 2022, les cadres et agents des antennes du P-DDRCS n’ont jamais reçu ni salaire, ni prime, alors que des millions de dollars sont versés dans ce programme. Il y a lieu de croire à une mauvaise gestion de la part des responsables de ce service au niveau national. Nous redoutons les conséquences fâcheuses sur le plan sécuritaire, qui pourraient résulter de cette grève en paralysant les activités des ex-combattants », déclare Jean-Pierre Kasma, porte-parole de circonstance de cette synergie.
Les mouvements citoyens et groupes de pression du Nord-Kivu accordent un moratoire de 72 heures à la coordination nationale du P-DDRDCS pour répondre aux desiderata des agents et cadres du P-DDRCS. Ils promettent de mener des actions de grande envergure, au cas où une solution ne sera pas trouvée à cette situation.
Claudine Mulengya




