En l’occasion de la deuxième commémoration du Génocide congolais pour des gains économiques (Génocost), célébrée le 02 août, le Président Félix Tshisekedi a pris des engagements sérieux à l’égard des victimes de trois décennies de guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Le chef de l’État a avant tout rappelé aux victimes, à leurs familles, aux survivants et à la population meurtrie que « la République ne vous oubliera jamais. Ne pas oublier, ne jamais répéter et commencer à guérir : Plus jamais seuls ».
Néanmoins, Félix Tshisekedi a dénoncé l’indifférence « glaciale » de la communauté internationale face face à des millions d’hommes, de femmes et enfants « sauvagement » massacrés et condamnés au silence dans ce qui s’apparente de plus en plus à une logique d’inspiration génocidaire.
Tshisekedi déplore que des communautés entières aient été ciblées, des familles décimées et que des pans entiers de la mémoire culturelle de la République démocratique du Congo aient été effacés dans ces conflits armés.
Face à cette situation, le Président de la République a fait un serment à toutes les victimes de ces guerres en répétition : « Et si le monde hésite encore à reconnaitre cette tragédie pour ce qu’elle est, un génocide rampant, nous n’attendrons pas que d’autres valident notre douleur. Nous en sommes les premiers témoins, nous en serons les premiers artisans de justice », table-t-il.
Dans cette nouvelle logique, Félix Tshisekedi indique que des initiatives ont été prises dans le cadre de la feuille de route « Génocost 2025 », ce qui a servi de boussole stratégique pour des étapes clés qui conduiront à amener le pays sur le chemin de réparation. Ici, le chef de l’État renseigne qu’un programme pilote de réparation hollistique conduit par le Fonarev, touche depuis les provinces du Kongo central, du Kasaï et de l’Ituri pour entamer le processus.
Guerschom Mohammed Vicci




