Les agents impliqués dans la riposte contre la maladie à virus Ebola ont entamé ce lundi 06 juillet, une série d’actions de protestation pour réclamer le paiement de deux mois d’arriérés de salaires.
Selon plusieurs sources au sein des équipes de terrain, ces agents affirment n’avoir reçu aucune rémunération depuis deux mois, une situation qu’ils jugent « intenable » au regard de la charge de travail et des risques élevés auxquels ils sont exposés dans les zones touchées par l’épidémie.
Face à ce retard de paiement, les équipes de riposte ont décidé de suspendre certaines activités ou d’organiser des mouvements de protestation, en attendant une réaction des autorités compétentes.
Sur le terrain, cette situation suscite des inquiétudes, alors que les efforts de lutte contre Ebola reposent en grande partie sur le suivi des cas, la surveillance communautaire, la prise en charge des malades et la sensibilisation des populations.
Les agents concernés estiment que ces retards de paiement fragilisent la continuité des opérations, et mettent en difficulté les équipes déployées dans des conditions souvent précaires.
Ils appellent les autorités sanitaires et administratives à une intervention rapide afin de régulariser leur situation financière, et de permettre la reprise normale des activités de riposte.
Pour l’heure, aucune communication officielle n’a encore été faite par les autorités sur les raisons de ces retards ni sur un éventuel calendrier de paiement.
Cette crise intervient dans un contexte où la riposte contre Ebola reste active dans plusieurs zones de santé de la province de l’Ituri, marquée par des défis logistiques et financiers persistants.
Chadrack Byaruhanga, depuis Bunia





