À Beni, au Nord-Kivu, le boulevard Nyamwisi, principal axe de la ville et segment stratégique de la Route nationale N°04, est aujourd’hui saturé par un afflux massif de véhicules et de motos. Cette congestion routière, devenue chronique, ralentit la mobilité urbaine, perturbe les activités économiques et suscite l’inquiétude croissante des habitants.
Chaque jour, les embouteillages paralysent la circulation sur cette artère vitale. Les motos slaloment entre les voitures, les piétons peinent à traverser, et les klaxons rythment les heures perdues. Pour une ville qui assume provisoirement les fonctions de chef-lieu du Nord-Kivu, cette situation est jugée intenable.
Face à cette réalité, plusieurs voix citoyennes s’élèvent pour proposer des solutions concrètes. Deux voies secondaires sont suggérées pour désengorger le boulevard Nyamwisi :
La première partirait du boulevard Ruwenzori, passerait par la rue Jumulani, contournerait l’enclos de l’ex Capaco dans le quartier Butanuka, longerait derrière la mairie de Beni, et déboucherait entre le parking public et le stade des Sœurs Orantes.
La seconde emprunterait la rue menant vers la cité de Mangina, passerait à côté du cimetière public de Kimbangu, et irait tout droit vers la mairie de Beni.
Ces propositions, portées par des citoyens engagés, traduisent une volonté locale de repenser l’urbanisme et de fluidifier les déplacements dans une ville stratégique.
Les habitants adressent cette demande directement au Gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Général-major Evariste Kakule Somo. Ils l’invitent à considérer ces propositions comme une priorité d’aménagement, dans une ville où la mobilité devient une question de gouvernance, de sécurité et de dignité.
La Rédaction




