Le pré-accord de paix a été signé le 27 juin dernier à Washington par les ministres des Affaires de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner et Olivier Nduhungirehe du Rwanda. En réaction, le secrétaire d’État aux Affaires étrangères de Royaume-Uni exhorte à sa mise en oeuvre sur terrain.
« J’ai félicité le Président de la RDC pour l’accord », a écrit David Lammy sur son compte X. Néanmoins, cette signature ne suffi pas : « […] j’ai exhorté à sa mise en oeuvre », renchéri le secrétaire d’État.
Pour lui, cette signature peut servir de base solide pour tourner la page de la sempiternelle guerre de l’Est de la RDC. « L’accord de paix signé entre la RDC et le Rwanda, facilité par les États -Unis, peut servir de base à une fin indispensable de la violence dans la région », a-t-il poursuivi.
Les négociations de Doha entre Kinshasa et le M23-AFC ne sont pas du reste. « J’ai salué l’engagement continu de la RDC dans les négociations de Doha », a conclu David Lammy. Ces pourparlers visent à trouver la solution au conflit qui oppose depuis novembre 2021, la rébellion du M23-AFC au Gouvernement congolais.
Le Président américain Donald Trump avait annoncé mercredi dernier, la prochaine réception des Présidents Félix Tshisekedi et son homologue Paul Kagame, pour la signature finale de l’accord de paix entre les deux pays.
Sur le terrain, les deux parties belligérantes s’accusent mutuellement de renforcement des positions ces derniers jours. Bien que les négociations se poursuivent, les tensions restent perceptibles, faisant craindre une escalade militaire notamment autour de la ville d’Uvira, capitale provinciale provisoire du Sud-Kivu.
Guerschom Mohammed Vicci




