Le notable du Nord-Kivu, Muhahirwa Kazungu Simon a dans sa récente émission « Les Analyses », dénoncé la récurrence des massacres attribués aux ADF et le silence des autorités de Kinshasa.
Faisant référence aux tueries qui ont récemment endeuillé le territoire de Beni, Simon Kazungu dénombre plus de 56 civils tués en l’espace de 7 jours dans les localités de Mangina, Mununze, Karibo et Bella-Nziapanda.
« La population la plus oubliée de ce pays, c’est celle de Beni et de l’Ituri. Le phénomène ADF continue de faire des morts ! En une seule semaine, à Mangina et Karibo, ils ont tué 20 personnes. À Mununze, 16 personnes. Et à Nziapanda-Bella, 18 personnes. On a même lancé des alertes, mais en vain ! Et on se demande : est-ce que Kinshasa ne nous a pas oubliés ? », s’indigne-t-il.
Ebola : le Nord-Kivu semble ignoré
Simon Kazungu étend aussi sa dénonciation à la riposte contre la maladie à virus Ebola. Il regrette que le ministre de la Santé se rende à plusieurs reprises en Ituri, épicentre de l’épidémie, mais boude encore le Nord-Kivu.
« Jusqu’à aujourd’hui, les ministres sont allés deux fois en Ituri, mais jamais au Nord-Kivu. Pourtant, ici aussi, nous sommes touchés. C’est comme si nos vies comptaient moins », déplore-t-il.
Face à cette double crise sécuritaire et sanitaire, Simon Kazungu lance un appel pressant à l’unité nationale.
« J’appelle tous les Congolais, et surtout nous, frères de l’Est, à nous mettre ensemble pour dire « Stop » à ces pertes en vies humaines », conclut-il.
Pour rappel, la région de Beni fait face depuis plusieurs années, aux attaques des ADF, un groupe armé qui sème terreur et désolation dans les territoires de Beni (Nord-Kivu), et Irumu et Mambasa (Ituri).
Richard Maliro






