Après l’attaque perpétrée dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai en pleine ville de Beni et dans le territoire de Beni par les terroristes d’Allied democratic forces (ADF), les voix s’élèvent de partout. L’organisation féminine de la société civile Initiative des femmes autochtones pygmées pour la paix et le développement endogène (IFAPPDE) demande des enquêtes indépendantes et approfondies afin que justice soit faite.
Dans son communiqué, l’organisation fustige et condamne la tuerie de sept membres de la communauté Pygmée au quartier Ngadi, en commune Ruwenzori.
« Dans la nuit du 30 au 31 mai, le campement de Ngadi a été la cible d’une attaque meurtrière attribuée aux rebelles ADF. Ces assaillants ont perpétré un massacre contre les
paisibles citoyens autochtones pygmées. L’organisation IFAPPDE déplore profondément ce massacre perpétré contre une population vulnérable vivant dans une zone urbaine sous le contrôle de l’État congolais », déplore l’organisation.
Tout en exprimant sa solidarité et sa compassion aux familles endeuillées ainsi qu’à toute la communauté
autochtone pygmée durement touchée par cette tragédie, l’organisation appelle le gouvernement de la République eémocratique du Congo à renforcer urgemment les mesures de sécurité, afin de garantir la protection des populations civiles et de leurs biens.
« Nous demandons également l’ouverture d’une enquête indépendante et
approfondie afin d’établir les circonstances exactes de cette attaque dans une ville fortement
sécurisée et de déterminer les responsabilités », poursuit l’organisation.
L’IFAPPDE rappelle que dans cette partie de la RDC, la communauté autochtone pygmée demeure régulièrement victime des violences des groupes armés, qui semblent poursuivre
une stratégie d’extermination et de déplacement forcé de cette minorité vulnérable.
« IFAPPDE exige que la justice soit rendue aux victimes, que les auteurs de ces crimes soient
traduits devant les juridictions compétentes et que les survivants ainsi que les familles des
victimes bénéficient d’une réparation juste et adéquate », conclut-elle.
À noter que lors de cette attaque, au moins vingt et une personnes dont un militaire FARDC ont péri dans cette attaque attribuée aux ADF.
Dodo Muhindo





