Depuis le 07 avril, le Rwanda commémore le 32e triste anniversaire du Génocide de « Tutsis ». Des cérémonies sont organisées ça et là pour rendre hommages à près d’un million de personnes qui avaient perdu la vie durant les 100 jours sombres.
Durant cette période, des vies : femmes, enfants, jeunes et vieux voire de foetus ont été arrachés à la vie par une brutalité qui a émaillé le 20e siècle. De l’abattage de l’avion de Juvénal Habyarimana jusqu’au déclenchement des massacres, des pièces de puzzle étaient réunis pour que le Génocide soit commis.
Mutetere Beata, cette rescapée au témoignage poignant…
Ce nom ne vous peut être encore rien mais elle fait partie des rescapés du massacre de Nyanza/Kicukiro. Mutetere Beata raconte que les forces rwandaises accusaient son Père d’avoir envoyé son fils dans les rangs de Front patriotique rwandais (FPR), dirigé par le Président Paul Kagame.
La rescapée indique que son père s’est d’abord fait briser le bras, avant d’être tué plus tard. Elle finira par perdre sa soeur et sa tante dans cette cruauté. Mutetere Beata a été frappée à la tête et saignait, avant de se faufiler parmi les corps d’autres victimes, où elle finira par avoir la vie sauve.
« Tenez bon », ce message qui résonne…
À Nyanza dans le district de Kicukiro, 105 mille victimes ont été enterrés dont 3000 qui ont été tuées sur le lieu. D’autres corps ont été ramassés dans des milieux de la capitale rwandaise.
Ici, se trouvait une base de contingents belges de la Mission de Nations Unies pour l’assistance au Rwanda (MINUAR). Ces éléments ont été invités à quitter le pays, en pleine crise, abandonnant le Rwanda dans le sang.
Pour le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, il ne s’agit pas de l’abandon, « Ils ont livré les Tutsis aux mains de tueurs », dénonçant ce départ d’une force censée protéger les populations civiles.
Le Maire de Kigali, Daniel Nsengiyumva a appelé tant les rwandais que l’ensemble de l’Afrique à l’autonomie pour éviter que de tels abandons ne se produisent dans d’autres pays.
Olivier Nduhungirehe, ministre rwandais des Affaires étrangères a alors adressé un message clair aux rescapés : « Continuons à nous souvenir tout en reconstruisant nos vies », invitant surtout l’assistance à ne laisser aucune porte ouverte pour un autre génocide.






