Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe a vivement rejeté les déclarations du président congolais Félix Tshisekedi, qui avait plaidé pour une« paix des braves »avec Paul Kagame lors du Global Gateway Forum de l’Union européenne (UE), qui se tient à Bruxelles, en Belgique.
Pour le diplomate rwandais, l’intervention de Tshisekedi fut une manœuvre de diversion. M. Nduhungirehe a dénoncé un « cinéma politique »,accusant le chef de l’État congolais d’avoir transformé un forum dédié à la coopération — illustré par des projets comme l’usine de vaccins BioNTech à Kigali — en une« tribune d’accusation »contre son pays. Le ministre rwandais insiste sur le fait que la crise à l’Est de la RDC devait être traitée dans d’autres enceintes, comme celles de Washington ou de Doha.
Répondant à l’affirmation de Tshisekedi de n’avoir jamais été belliqueux, M. Nduhungirehe a rétorqué :« C’est faux et archi-faux ».Il a rappelé des actes passés, accusant le Président congolais d’avoir menacé de bombarder Kigali en 2023, d’avoir envoyé des troupes sur le territoire rwandais, et d’avoir recruté des mercenaires (roumains puis colombiens).
De plus, le Rwanda accuse Kinshasa d’avoir violé l’accord de paix signé en juin à Washington, en menant des bombardements contre les positions du M23 et des villages Banyamulenge.
Le ministre rwandais a conclu en affirmant que l’attitude de Tshisekedi à Bruxelles était cynique, rappelant que c’est Kinshasa qui a refusé le dialogue direct avec le M23 et qui a fait obstruction à la signature du cadre régional d’intégration économique à Washington.
Richard Maliro






