La coordination urbaine de la société civile forces vives et le conseil urbain de la jeunesse de Beni ont lancé vendredi 12 décembre, un vibrant appel, dénonçant avec « véhémence » des « manœuvres politiques » destinées à saboter les efforts de développement, concertés entre les opérateurs économiques et le gouvernement provincial du Nord-Kivu.
Dans une déclaration conjointe signée par leurs présidents respectifs, Pepin Kavota et Karim Muyisa, les deux structures mettent en garde contre des agitations qui risqueraient de « manipuler certaines couches sociales » et qui, selon elles, masquent une « volonté de restaurer un système de détournement ».
Un élan de développement menacé
La société civile et la jeunesse rappellent le contexte particulièrement difficile du Nord-Kivu, « déchiré par des conflits armés ». Elles soulignent l’importance de l’union sacrée autour de l’autorité provinciale militaire, non seulement pour la gouvernance sécuritaire, mais aussi pour un développement endogène dont les « résultats sont perceptibles sur terrain », en ligne avec la vision du Chef de l’État.
Selon les signataires, l’arrivée d’une gouvernance exceptionnelle par les militaires (dans le cadre de l’État de siège, Ndlr) a permis de « fermer plusieurs circuits des revenus illicites » dans la province. Le Gouverneur militaire actuel est ainsi devenu, selon eux, la « cible des certains politiciens véreux », qui multiplient les stratégies de sabotage. Ces tentatives viseraient à déstabiliser l’élan sécuritaire et de développement, notamment à Beni, le chef-lieu provisoire de la province.
La société civile forces vives et le conseil urbain de la jeunesse de Beni ont adressé plusieurs recommandations aux différentes parties prenantes :
À l’exécutif national : de continuer à soutenir financièrement et légalement l’éxécutif provincial et envisager de remettre les opérations militaires entre les mains du gouverneur de province (à l’instar de l’Ituri). Au chef de l’exécutif provincial, de poursuivre la gestion basée sur la sécurité, le développement et la pacification, renforcer la redevabilité et rester strictement légaliste.
Aux acteurs politiques, de cesser immédiatement les manœuvres de déstabilisation, et encourager les actions de paix et de développement en plaidant pour le financement de projets publics. Aux organisations de la société civile et jeunesse de Beni, de se méfier des manipulations politiciennes et s’interdire de se livrer aux rumeurs, désinformations et discours haineux.
La déclaration conclut en insistant sur la gravité des « évènements de guerre qui obligent le déplacement du chef-lieu de notre province », appelant à la cessation de toute action pouvant aggraver l’instabilité dans le Nord-Kivu.
La Rédaction





