Autour de l’Université de Goma (UNIGOM) et de son partenaire Action pour les droits solidaires (ADS), une table ronde a réuni ce mercredi 26 novembre au campus de Lac (ex Kinyumba, Ndlr), étudiants, enseignants, organisations de l’écosystème qui intervient dans la lutte contre les Violences basées sur le genre et autres professionnels.
Au coeur du débat : « Violences sexuelles et basées sur le genre : questions majeures, pratiques et attitudes ». C’est ADS qui annonce les couleurs d’une rencontre qui s’inscrit dans le cadre de 16 jours d’activisme contre les Violences basées sur le genre.

« En parler, c’est déjà agir », répétant un vieux dicton qui a fait son temps et qui avait toute sa place durant la table ronde. L’objectif était clair : « s’interroger ». « Les violences sexuelles et basées sur le genre, que ce soit en milieu universitaire ou au sein de la communauté, autant, on en parle, autant, on observe. Est-ce qu’on a échoué ? », s’est interrogé Éric Kambale, Directeur de cabinet du Recteur de l’UNIGOM.
Madame Estella Kakuru, enseignante et chargée de communication de l’UNIGOM, modère alors des échanges pour recueillir des avis des uns et des autres dans un climat de sincérité et « sans tabous » sur les difficultés des étudiants.

Ces derniers ont alors pris la parole pour dire tout haut de qu’ils gardent tout bas : les formes de violences recurrentes dans des institutions universitaires et supérieurs. Ils ont dénoncé les violences psychologiques auxquelles ils se retrouvent exposés, surtout les étudiantes, pour parfaire leurs études en toute quiétude, pointant du doigt leurs enseignants.
Ensemble, ils ont apporté leurs contributions pour faire bouger les lignes. « Si on veut mettre fin aux VBG en milieu universitaire, il faut que je sache que quand j’accuse, quelque chose va se passer », a préconisé une étudiante.

À ceci, « Il faudrait renforcer les structures de protection au niveau de l’université, mais aussi les mécanismes de signalement », a plaidé une autre participante à la table ronde. Dans cette logique, l’UNIGOM a présenté un premier lot de 35 étudiants formés, qui devront travailler comme ambassadeurs de lutte contre les Violences sexuelles et basées sur le genre dans les deux campus (celui du Lac et Lac vert, Ndlr)
L’Université de Goma annonce dans le même sens, son intention de former au total, 160 ambassadeurs de lutte, qui serviront des points focaux sur lequels l’Institution compte s’appuyer comme lanceurs d’alerte sur les attitudes et pratiques qui peuvent promouvoir les Violences sexuelles et basées sur le genre (VBG).
Guerschom Mohamed Vicci




