La province de l’Ituri et plus particulièrement le territoire de Djugu, est à nouveau été le théâtre de tensions alarmantes. Des affrontements ont éclaté ce mercredi entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et le groupe armé Zaïre, en coalition avec la milice de la Convention pour la révolution populaire (CRP), dirigée par Thomas Lubanga.
Les combats se sont concentrés principalement entre Iga-Barrière et Lopa, ainsi qu’à Risasi, non loin de Gina. Selon des sources locales, les FARDC ont réussi à repousser une double attaque visant leurs positions, et celles de la police. Malgré l’absence d’un bilan officiel, les répercussions sur les habitants sont déjà perceptibles.
L’escalade des hostilités trouve son origine dans un ultimatum lancé par la coalition Zaïre-CRP, exigeant le retrait des forces gouvernementales d’Iga-Barrière et de Lopa sous 48 heures. Ce contexte précaire a conduit à une attaque coordonnée contre les positions militaires à Iga-Barrière, suivie d’une offensive ciblant le bureau de police à Lopa. Bien que les FARDC aient réussi à contenir ces attaques grâce à des renforts, la situation reste tendue.
En parallèle, des échanges de tirs ont été rapportés à Risasi en soirée, aggravant un climat d’insécurité déjà pesant. Les combats ont entraîné le déplacement de nombreux habitants, qui fuient les zones touchées par les violences. Ce climat d’instabilité a également un impact direct sur l’économie locale : les activités commerciales sont perturbées et le trafic sur la Route nationale 27 (RN27) est gravement affecté.
Les autorités locales appellent à une vigilance accrue, alors que les tensions persistent. La population espère un retour rapide à la paix, dans une région déjà marquée par des conflits récurrents.
Face à cette situation chaotique, il est crucial que les acteurs politiques et militaires prennent conscience des enjeux humanitaires et sécuritaires afin de restaurer la confiance, et garantir la sécurité des citoyens.
La Rédaction




