Le Test national de fin d’études primaires (TENASOSP) qui marque la fin du cycle de l’éducation de base en République démocratique du Congo, a connu des perturbations significatives dans plusieurs centres d’examens dans les localités d’Iga Barrière, Lopa et Gina en territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri. Ces perturbations font suite à des affrontements armés qui ont éclaté dans la région, forçant de nombreux habitants, y compris des élèves, à fuir leurs domiciles.
Si les autorités ont rapporté qu’aucun incident majeur n’avait été enregistré à l’échelle provinciale, dans le territoire de Djugu, à une vingtaine de kilomètres au nord de Bunia, la situation s’est avérée critique.
Les combats qui ont repris mercredi soir dans les environs d’Iga Barrière, Lopa et Gina ont rendu impossible la tenue du TENASOSP dans des centres situés dans la région. La fuite des populations, dont un nombre important d’élèves concernés par ces examens cruciaux, a créé une situation de détresse et d’incertitude quant à leur avenir scolaire.
Face à cette réalité, la société civile locale a rapidement réagi, sollicitant un report des épreuves dans les zones affectées. L’objectif est de permettre aux élèves déplacés de pouvoir travailler dans des conditions séreines et équitables, une fois le calme rétabli.
Les autorités scolaires quant à elles, restent pour l’heure réservées, attendant d’évaluer l’étendue des dégâts et de prendre une décision concertée.
Il est à noter que dans d’autres localités de l’Ituri, où des groupes armés sont également actifs tels que les territoires de Mambasa et Irumu, ainsi que d’autres zones du Djugu, le TENASOSP s’est déroulé sans entrave, selon des sources locales. Cette disparité souligne la complexité de la situation sécuritaire dans la région, et son impact direct sur l’accès à l’éducation.
L’avenir scolaire des élèves d’Iga Barrière, Lopa et Gina reste en suspens, dans l’attente d’une réponse claire des autorités face à cette situation alarmante. La communauté éducative espère une solution rapide qui garantisse l’équité, et le droit à l’éducation pour tous les enfants de l’Ituri.
La Rédaction






