La situation reste extrêmement tendue à Dar-es-Salaam suite aux élections présidentielles de la semaine dernière. Les forces de l’ordre ont dû recourir à des tirs et des gaz lacrymogènes jeudi pour disperser les foules, signalant une crise qui ne faiblit pas au lendemain du scrutin.
L’origine de cette instabilité réside dans les émeutes qui ont éclaté mercredi, lorsque les manifestants ont exprimé leur colère face à l’exclusion des deux principaux adversaires de la présidente Samia Suluhu Hassan de la course à la présidence.
Bilan humain alarmant et répression
Le bilan des violences s’alourdit, témoignant de la gravité de la répression :
* Un militant des droits de l’homme, Tito Magoti a fait état d’au moins cinq morts lors des manifestations de mercredi ;
* une source diplomatique anonyme a indiqué disposer d’informations fiables faisant état d’au moins dix décès rien que dans la mégapole de Dar-es-Salaam.
Pour tenter de maîtriser la situation dans cette ville de plus de sept millions d’habitants, un couvre-feu nocturne a été instauré, tandis que l’accès à Internet reste fortement perturbé à travers le pays, entravant la libre circulation de l’information.
Richard Maliro






