La province de l’Ituri continue d’être le théâtre d’une crise humanitaire majeure. Selon un rapport de l’OCHA (Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies) consulté mercredi par AGORAGRANDSLACS.NET, près de 32 000 personnes ont été nouvellement déplacées depuis le début de l’année 2026.
Ce chiffre porte le total des déplacés internes dans la région à plus de 922 000.La quasi-totalité de ces déplacements, soit plus de 98%, est directement liée aux violences armées : attaques et affrontements qui persistent dans plusieurs zones de la province. Le rapport souligne la vulnérabilité particulière des femmes, qui représentent 51% de personnes déplacées, exposant les ménages affectés à des risques accrus.
Parallèlement, le document de l’OCHA fait état d’un mouvement de retour pour près de 902 000 personnes au cours des dix-huit derniers mois, notamment dans le territoire de Djugu, l’une des zones les plus touchées par les violences.
Cependant, ces retours ne suffisent pas à endiguer la crise. La situation humanitaire reste« préoccupante », les personnes déplacées vivant dans des conditions précaires, manquant de ressources essentielles telles que la nourriture et les articles non alimentaires.
Face à l’ampleur de besoins, les acteurs humanitaires lancent un appel pressant pour un renforcement de l’aide et de l’assistance aux populations affectées par les violences armées dans l’Ituri.
Chadrack Byaruhanga depuis Bunia






