Bunia, chef-lieu de l’Ituri, a vu ce lundi 1er septembre, le coup d’envoi de la nouvelle année scolaire 2025-2026. Une rentrée qui, malgré une affluence encore timide dans les établissements publics, conventionnés et privés, marque le retour des élèves aux bancs de l’école.
Les rues de la ville ont été à nouveau colorées à bleu et blanc des uniformes, signe d’une reprise d’activité après les grandes vacances.
Au complexe scolaire « La Providence », l’un des piliers de l’éducation à Bunia, le préfet des études, Josaphat Malobi a fait état d’un taux de présence avoisinant les 60 %. Son objectif pour cette année ? « Consolider les acquis de l’année scolaire précédente », a-t-il affirmé, soulignant l’importance de la continuité pédagogique.
Cependant, la route vers une rentrée sereine n’est pas sans embûches. À l’Institut Salema, le préfet Samuel Maki a pointé du doigt les difficultés rencontrées avec les dossiers des élèves issus des zones d’insécurité dans le territoire de Djugu.
« Cette situation impacte directement la continuité de leur scolarité, particulièrement pour les enfants déplacés »,a-t-il expliqué, mettant en lumière les défis humanitaires qui se greffent à l’éducation.
Dans les écoles conventionnées, comme l’EP Nyakasanza, l’effervescence était palpable. Parents et élèves se côtoyaient dans une atmosphère à la fois excitante et fébrile. Alors que certains parents finalisaient les inscriptions et les dernières formalités, d’autres accompagnaient leurs enfants de première année pour leur grand baptême scolaire.
Les discussions avec les parents sur place révèlent la profondeur de leur engagement. « Nous sommes ici avec nos enfants car l’éducation est le seul héritage que nous pouvons leur transmettre », a confié Madame Esther Kahambu, mère de trois enfants, résumant la conviction qui anime de nombreuses familles malgré le contexte. Cette rentrée, bien que modeste dans son démarrage, est porteuse de l’espoir d’un avenir meilleur, bâti sur le savoir.
Un autre parent, répondant au nom de David Unen, a ajouté : « La crise économique actuelle nous touche durement. Nous faisons d’énormes sacrifices pour que nos enfants puissent aller à l’école, mais il faut parfois choisir entre se nourrir et acheter des fournitures. Certains ont dû emprunter ou reporter certains achats, espérant pouvoir les faire plus tard. C’est un vrai casse-tête pour nous, parents ».
Si la ville de Bunia respire à peine l’air de paix, la situation sécuritaire dans les environs demeure préoccupante, avec l’activisme des groupes armés qui a contraint de nombreuses familles au déplacement, mettant un doute sérieux sur l’avenir scolaire de plusieurs enfants.
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La Rédaction






