Dans son discours sur l’État de la Nation ce lundi, le Président Félix Tshisekedi a clarifié les accords signés ces derniers mois par la République démocratique du Congo, notamment celui de Washington avec le Rwanda.
« Ces accords ne consacrent aucune forme de partage de notre souveraineté », insiste le Président Félix Tshisekedi dans un ton ferme. « Ils ne valident ni les prétentions territoriales de qui ce soit, ni la mise sous tutelle de nos ressources ».
Revenant sur l’accord de paix signé à Washington avec le Rwanda, Félix Tshisekedi a parlé d’un « tournant diplomatique » dans la recherche d’une solution durable à la crise sécuritaire.
« […] je reste convaincu que ce tournant diplomatique ouvre un chemin pour l’avenir de la région. Un chemin nouveau, exigeant, certes, parfois difficile, mais un chemin où la paix est à nouveau à portée de main », a précisé Félix Tshisekedi.
Malheureusement, regrette-t-il, à peine signé, cet accord est déjà violé par le Rwanda, qu’il accuse avoir usé des artilleries lourdes pour bombarder les villages congolais dans la province du Sud-Kivu.
« Au lendemain même de la signature, des unités des Forces de défense du Rwanda ont conduit et appuyé des attaques à l’arme lourde tirées depuis la ville rwandaise de Bugarama, provoquant de lourds dégâts humains et matériels », a-t-il déploré.
Le Président congolais voit cependant en cet accord, une opportunité historique de rétablir la paix et la confiance entre les différents acteurs de la sous-région, des liens qui ont été fragilisés de suite du conflit persistant dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Sur le terrain, la situation demeure préoccupante malgré l’accord de paix existant entre Kinshasa et Kigali. Samedi, les Forces armées de la République démocratique du Congo ont dénoncé au travers un communiqué, des bombardements des zones « densément » peuplées sur l’axe Kamanyola-Uvira à partir de Bugarama, sur le territoire du Rwanda.
Guerschom Mohamed Vicci




