L’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba connaîtra son sort d’ici le 1er septembre, dans l’affaire qui l’oppose au parquet sur un presumé détournement de plus de 19 millions de dollars américains, fonds destinés à la construction d’une prison à Kisangani, dans la province de la Tshopo.
La sentence de l’ancien membre du bureau politique du Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila, et visage de l’opposition Républicaine devrait initialement être connue ce mercredi, avant un report sine die de la Cour de cassation.
Si la Cour justifie ce report par des raisons d’ordre organisationnel, le contour de ce prononcé de la sentence était déjà mal engagé. Depuis la matinée de ce mercredi, le dispositif sécuritaire a été renforcé autour du siège de Cour de cassation, sur demande du Parquet de grande instance de Kinshasa/Goma.
À la veille, le Parquet avait révélé que des messages étaient publiés ou relayés par des individus sur les réseaux sociaux notamment Facebook, Whatsapp, TikTok, X (Twitter), soulignant le caractère « offensant » et « menaçant » visant les Magistrats et autres, « qui portent atteinte à leur intégrité physique » et incitent « aux troubles à l’ordre public ».
À la suite de cette situation, le Parquet avait demandé à la Police nationale congolaise à renforcer sa présence autour de la Cour de cassation et du Parquet général près de ladite Cour. À ceci, de procéder à l’interpellation de toute personne qui arborerait des effigies ou proclamerait des slogans en faveur de Constant Mutamba.
Le substitut du Procureur général avait ordonné dans un document ayant fait le tour des réseaux sociaux dans la soirée du mardi, aux forces de l’ordre de « rechercher, appréhender et acheminer sous bonne escorte » toutes les personnes qui seraient appréhendées.
Guerschom Mohammed Vicci




