Le Président honoraire de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila a signé ce jeudi 29 mai, sa toute première apparition publique dans la ville de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu où il est signalé depuis dimanche dernier.
Durant cette première, le sénateur à vie a débuté les consultations avec les couches sociales, dans l’objectif d’arriver à la pacification de la République démocratique du Congo. Les prermiers à passer sont les confessions religieuses, hormis l’église catholique.

Au sortir de ces échanges, l’évêque Joël Amurani, président des églises de réveil au Nord-Kivu explique que l’ancien Président de la République a exprimé le voeu de voir la paix revenir dans la partie orientale du pays.
« Il a exprimé son souhait de voir la paix revenir dans cette partie Est d’abord et dans toute l’étendue nationale », rapporte-t-il. « Son souhait est que la paix soit restaurée, la cohésion nationale mais aussi le vivre-ensemble ».
L’évêque Joël Amurani indique que les confessions religieuses ont plaidé pour que Joseph Kabila joue « l’arbitre » dans la crise actuelle en RDC. « Nous lui avons dit de jouer le rôle d’arbitre pour que la paix revienne parce que pendant 18 ans, il a abattu un travail de titan », lui rappelant son travail dans la réunification de la République démocratique du Congo.

Ces consultations « citoyennes » avec les couches sociales, rentre dans le souci de « recueillir les préoccupations et propositions » de ces différentes forces en lien avec la crise actuelle, qui secoue la République démocratique du Congo.
Parmi ceux attendus, les partis politiques de l’opposition dont Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, Leadership et gouvernance pour le développement (LGD) de Matata Ponyo, Envol de Delly Sesanga, EciDé de Martin Fayulu et d’autres se trouvant dans la capitale provinciale du Nord-Kivu, et les structures de jeunes.
Dans le discours annonçant son arrivée à Goma, Joseph Kabila avait émis 12 points sur lesquels il s’appuit dans son combat visant la « réfondation » de la République démocratique du Congo. Parmi ces points : Mettre fin à la dictature, mieux à la tyrannie ; arrêter la guerre ; rétablir l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national ; restaurer la démocratie en revenant aux fondamentaux d’un véritable État de droit ; rétablir les libertés fondamentales ; reconcilier les congolais et reconstruire la cohésion nationale, etc.
Guerschom Mohammed Vicci




