Intervenant ce samedi lors de la cérémonie commémorative des massacres de Nyanza/Kicukiro en pleine ville de Kigali, le Ministre rwandais des Affaires étrangères Olivier Nduhungirehe est revenu sur les récentes sanctions américaines contre de hauts gradés de Forces de défense du Rwanda (RDF).
Kigali semble toujours ne pas comprendre ces sanctions. Olivier Nduhungirehe a laissé entendre la désolation du Rwanda.
« Ça nous attriste », a lâché le ministre rwandais des Affaires étrangères, indiquant que les personnes visées par ces sanctions sont non seulement dans la lutte contre la haine, mais plus, elles avaient mis fin au Génocide de « Tutsi » en 1994.
Début mars dernier, de hauts gradés de l’armée rwandaise ont été sanctionnés par le Département d’État au Trésor américain pour leur implication dans le conflit en cours dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Jusqu’ici, Kigali justifie sa présence dans l’Est de la RDC évoquant des « mesures défensives », affirmant craindre la menace des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), qui sont une coalition des groupes « génocidaires » et qui avaient trouvé refuge en République démocratique du Congo.
Kinshasa a annoncé au travers le chef d’État-major général adjoint en charge des opérations et renseignement, le Lieutenant-général Jacques Ychaligonza, le début de la traque de ces forces, après une période de sensibilisation, conformément aux prescrits de l’accord de Washington, signé le 04 décembre 2025 entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame.
Du côté rwandais, ça ne passe pas. Pour Kigali, les FDLR font partie intégrante des Forces armées de la République démocratique du Congo et dans le pire de cas, elles ont été intégrées dans les rangs de la Garde republicaine (GR), unité chargée de la protection du Président de la République. Une position partagée par le Consortium international pour les droits de l’Homme au Congo (CIDHC), qui a révélé dans un récent rapport que certains officiers des FDLR se trouvent dans l’appareil sécuritaire de l’armée loyaliste.
Guerschom Mohamed Vicci





