Le nombre de morts après une incursion des terroristes des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la nuit du lundi 08 à ce mardi 09 septembre au village de Ntoyo, près de Manguredjipa dans le secteur de Bapere en territoire de Lubero, au Nord-Kivu, ne cesse de prendre de l’ampleur.
Les premières sources contactées par AGORAGRANDSLACS.NET autour de 10 heures locales, ont fait mention d’au moins 70 civils massacrés lors de cette attaque menée par les ADF. Jusqu’à 12h, la tension était vive parmi la population, coincée dans une panique.
Sur le terrain, des familles se retrouvent décimées, des maisons réduites en cendres et des enfants égorgés. Les habitants dénoncent l’intervention en retard des forces congolaises, ce qui a permis aux terroristes de mener librement leur attaque, avant de se replier dans la brousse.
La Nouvelle société civile congolaise du secteur de Bapere au travers son vice-coordonnateur, Moïse Pekeake maintient encore le bilan à 70 morts, précisant que ces chiffres demeurent provisoires. « Plus au moins 70 personnes ont été tuées par ses ADF », a-t-il rapporté.
Une autre source contactée cet après-midi avance un bilan de plus de 200 personnes tuées, affirmant que la Croix-rouge est débordée par les fouilles, qui se poursuivaient toujours. « C’est vraiment horrible. On parle maintenant de plus de 200 morts. Les fouilles continuent. Les éléments de la Croix-rouge sont débordés », a laissé entendre cette source, qui se trouve dans la zone.
L’espoir suscité par l’avènement des opérations militaires conjointes « Shujaa » menées depuis novembre 2021 entre les FARDC-UPDF, est loin de voir des jours. Si les premiers jours ont donné une lueur d’espoir, avant de rapidement s’éteindre par la cruauté des attaques des ADF.
En Irumu (Ituri) et dans les territoires de Beni et Lubero, les vies humaines n’ont cessé d’être fauchées, des rêves brisés et des projets anéantis par des incursions répétées des ADF. La dernière attaque meurtrière similaire a été perpetrée à Komanda en Ituri, où des civils ont été tués dans une paroisse.
Guerschom Mohammed Vicci




