Dans sa récente émission « Les Analyses », le notable du Nord-Kivu, Muhayirwa Kazungu Simon, s’est montré pessimiste vis-à-vis des idées de l’ex-président Joseph Kabila. Ce dernier a exprimé des craintes concernant une possible « soudanisation » de la République démocratique du Congo (RDC), si le président Félix Tshisekedi poursuivait ses initiatives.
Kazungu a souligné que Kabila, accompagné de l’AFC-M23 et du Rwanda, devra faire face à d’importants obstacles. Selon lui, les tentatives de diviser la RDC pour obtenir une portion de terre à diriger ne réussiront pas face à la détermination du peuple congolais.
« La réalité de la RDC et du Soudan est très différente. Au Soudan, il y a presque deux sortes de population, les chrétiens et les Arabes (Musulmans). C’était donc clair qu’à un moment, ils allaient se diviser. Mais je veux dire à Kabila et à tous ceux qui le soutiennent que ces idées ne marcheront pas ici, où les Congolais, du Nord-Kivu au Sud-Kivu, sont unis. Le premier obstacle sera la population », a déclaré Simon Kazungu.
Il a également mentionné un deuxième obstacle : la précision des États-Unis d’Amérique sur le Rwanda, qui a conduit au retrait de l’AFC-M23. « Les États-Unis ont été clairs dans leurs déclarations, et cela a mis une pression supplémentaire sur le Rwanda, rendant leur soutien moins fiable. Kabila doit comprendre que ces alliances sont fragiles et que le peuple congolais est fier de son identité, ne tolérant pas une séparation de son pays. »
« Quand les Léopards de la RDC jouent, même ceux qui sont sous l’occupation de l’AFC-M23 se sentent concernés. Ils ne se demandent pas s’ils viennent de Bandundu ou de l’Équateur. Ces populations s’opposeront fermement aux propositions de Kabila », a-t-il conclu.
Cette analyse met en lumière les tensions politiques en RDC et la résilience du peuple face aux manipulations extérieures.
Dans sa dernière sortie médiatique à partir de Goma, au Nord-Kivu, une ville contrôlée par la rébellion du M23-AFC, l’ancien président et sénateur à vie Joseph Kabila avait exprimé ses craintes de voir la République démocratique du Congo prendre la direction du Soudan, usant du mot « Soudanisation », qui avait fini par être divisé.
Richard Maliro






