Le 25 juillet dernier dans l’après-midi, un convoi militaire constitué de 21 véhicules transportant des membres de l’UPDF, a franchi la frontière pour entrer dans le territoire de Mahagi, en province de l’Ituri dans l’Est de la République démocratique du Congo. Cette incursion fait suite aux récentes attaques mortelles qui ont perturbé la région, notamment dans le territoire de Djugu.
Les forces ougandaises ont traversé le poste douanier de Mahagi, situé à plus de 260 kilomètres au nord de Bunia, avant de se diriger vers Fataki en territoire de Djugu. L’objectif ultime de ce déploiement militaire reste incertain pour l’instant.
Des sources sécuritaires rapportent que cette opération a pour but d’appuyer les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans leur combat contre les groupes armés, responsables des violences qui touchent les localités de Lopa et Nizi.
Sur X, le chef d’état-major de l’armée ougandaise a exprimé sa vive réprobation des atrocités commises par la milice CODECO, et lui a lancé un ultimatum de quatre jours pour déposer les armes.
Cette initiative suscite un élan positif parmi plusieurs acteurs politiques qui militent pour une coopération militaire élargie à tous les groupes armés, qui ont rejeté le processus de paix. Parmi eux, le député Jean-Pierre Bikilisende a souligné qu’un mémorandum signé à Kinshasa en juin vise la traque de toutes les milices, et non d’un seul groupe.
« C’est l’ensemble de ces milices qui doit être désarmé afin que l’État retrouve son autorité », a-t-il affirmé.
Cependant, cette stratégie militaire engendre également des préoccupations. Des représentants de la société civile s’inquiètent des répercussions potentielles sur l’accord de paix d’Aru 2, signé le 28 juin dernier, où plusieurs groupes armés s’étaient engagés à déposer les armes et à intégrer le Programme national de désarmement (P-DDRCS).
La Rédaction






