En province de l’Ituri, l’insécurité demeure l’un de principaux obstacles à la mobilisation des recettes issues du secteur des sports et loisirs au profit du Trésor public.
Selon Grégoire Kagogo, chef de division provinciale, cette situation compromet gravement l’organisation régulière des activités sportives dans plusieurs territoires.
« L’insécurité réduit l’engouement du public et empêche ainsi une collecte optimale des revenus destinés au Trésor public », a-t-il souligné.
Des matchs hors contrôle et une traçabilité limitée
Au-delà du climat sécuritaire, M. Kagogo évoque un déficit de collaboration entre certains organisateurs d’événements sportifs et les services compétents de l’État. Dans plusieurs cas, des rencontres sponsorisées échappent au contrôle des autorités, compliquant la traçabilité des recettes générées, alors même que les infrastructures utilisées relèvent du domaine public.
Sur le plan financier, l’année 2025 a été marquée par l’absence de sponsors structurés capables d’accompagner durablement les clubs locaux. Le chef de division déplore que de nombreux partenaires privilégient des initiatives ponctuelles à caractère lucratif, sans véritable impact sur le développement du sport ni sur l’encadrement de la jeunesse. Cette tendance ne favorise pas la professionnalisation du secteur.
Tensions dans le secteur des loisirs
Les difficultés ne se limitent pas aux compétitions sportives. Le secteur des loisirs fait également face à des tensions liées au paiement des taxes par certains exploitants, freinant davantage la mobilisation des recettes attendues.
Pour inverser cette tendance préoccupante, M. Kagogo plaide en faveur d’un assainissement de l’organisation du secteur, d’un renforcement du contrôle administratif et d’une mobilisation accrue des moyens financiers.
L’objectif est d’améliorer la gouvernance et de renflouer les caisses du Trésor public dans cette province du Nord-Est de la République démocratique du Congo.
Chadrack Byaruhanga depuis Bunia




