Dans un message adressé à la jeunesse en cette période marquée par la recrudescence de la crise sécuritaire dans les milieux périphériques de Bunia, capitale provinciale de l’Ituri, Ghislain Atiaboli a invité les jeunes à refuser « catégoriquement » tout appel des groupes armés locaux et étrangers.
Cet appel fait suite à la récente sortie médiatique de Thomas Lubanga, ancien condamné de la Cour pénale internationale (CPI) et Commandant en chef de la milice Convention pour la révolution populaire (CRP), qui mene depuis des combats contre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), exacerbant davantage la situation sécuritaire en Ituri.
L’ambassadeur de la jeunesse qualifie ces chefs de groupes armés de « fossoyeurs de l’avenir, des agents de la discorde », qui déstabilisent la région. « Il est impératif que nous nous désolidarisions de toutes les personnes ou tous ces mouvements qui choisissent la violence et les armes comme moyen d’expression de leurs frustrations », a indiqué Ghislain Atiaboli.
Le mal étant à la porte, la jeunesse est alors appelée à s’assumer pour acquérir la véritable liberté et dignité, qui se retrouve notamment dans la paix, le dialogue et la solidarité, pour favoriser les efforts de paix déployés à différents niveaux.
« Nous devons faire entendre notre voix contre l’intimidation et la terreur. Nous devons dire un « non » catégorique à ceux qui, sous prétexte de libération, choisissent de prendre les armes contre la République », insiste l’ambassadeur de la jeunesse.
« Aimer l’Ituri, c’est avant tout désirer un environnement où chacun peut vivre en toute sécurité ». Ghislain Atiaboli appelle ainsi à la promotion d’une culture de paix et de solidarité pour favoriser l’avènement des initiatives constructives tendant à soutenir le développement et la cohésion sociale dans la province de l’Ituri.
Guerschom Mohammed Vicci




