Depuis plusieurs semaines, la chefferie de Bombo, située à près de 135 kilomètres de Mambasa-centre en province de l’Ituri, est confrontée à de graves perturbations des réseaux de télécommunication Vodacom et Airtel. Cette situation, devenue récurrente, impacte profondément le fonctionnement des services administratifs et sécuritaires, tout en affectant la vie quotidienne des populations locales.
Dans cette entité coutumière du Nord-Est de la République démocratique du Congo, déjà fragilisée par son enclavement géographique, la dégradation persistante des services de communication suscite une vive inquiétude. Les habitants dénoncent un réseau instable, des appels fréquemment interrompus et une connexion internet quasi inexistante, rendant difficile toute communication fiable avec l’extérieur.
Les conséquences sur les services publics
S’exprimant sur cette problématique, le notable de la chefferie, Samuel Boliaka a fait part de sa profonde préoccupation. Il estime que ces défaillances constituent un véritable frein au bon fonctionnement des institutions locales, et à la coordination des services publics.
« La population de Bombo est sérieusement pénalisée par la perturbation permanente des réseaux Vodacom et Airtel. Cette situation affecte non seulement la communication entre les familles, mais surtout les activités économiques, administratives et sécuritaires », a-t-il déclaré.
Un impact direct sur la sécurité et l’administration
Samuel Boliaka souligne que l’absence de télécommunications fiables entrave le travail des services administratifs, qui peinent à transmettre des informations et à répondre efficacement aux besoins des citoyens. Dans un contexte où la vigilance est de mise, cette situation complique également les alertes rapides et les interventions d’urgence.
« Dans un environnement parfois fragile, l’accès à des moyens de communication fonctionnels est indispensable pour permettre une réaction rapide en cas d’incident, qu’il s’agisse d’une urgence médicale, d’un problème de sécurité ou d’une situation humanitaire », a-t-il ajouté.
Au-delà des services administratifs et sécuritaires, ces perturbations touchent également les activités économiques locales. Les commerçants rencontrent des difficultés à communiquer avec leurs partenaires, à s’approvisionner ou à effectuer des transactions, ralentissant ainsi le développement socio-économique de la chefferie.
Face à cette situation préoccupante, Samuel Boliaka appelle les opérateurs de téléphonie mobile Vodacom et Airtel à assumer pleinement leurs responsabilités. Il les exhorte à dépêcher des équipes techniques sur le terrain pour identifier les causes exactes de ces perturbations, et rétablir un service de communication stable et fiable.
Il invite également les autorités compétentes du secteur des télécommunications à s’impliquer activement pour veiller au respect des obligations de service public par les opérateurs concernés, conformément à la réglementation en vigueur en République démocratique du Congo.
Vers une solution durable
En attendant une issue favorable, le notable a lancé un appel au calme et à la patience à la population de Bombo. Il a réaffirmé son engagement à poursuivre le plaidoyer auprès des instances habilitées pour que cette problématique trouve une solution durable, au bénéfice des services administratifs, des dispositifs sécuritaires et de l’ensemble des habitants de la chefferie.
Chadrack Byaruhanga depuis Bunia




